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Voici un sujet extrêmement intéressant sur lequel je viens de tomber à l'instant. L'article suivant, rédigé par la CNT-AIT DE TOULOUSE, rappelle que les camps de concentration situés en Allemagne avaient une sorte d'anti-chambre en France...
"En ce mois de janvier 2005, on a commémoré le 60ème anniversaire de la libération du camp dAuschwitz où plus dun million de personnes ont été tuées, gazées dès leur arrivée ou sont mortes après quelques mois dune vie dépouvante absolue.
Si, de nos jours, on connaît bien lexistence de ces camps situés en Allemagne ou en Pologne, si les noms de Ravensbrück, Buchenwald,Dachau, Dora, Matausen, Sobidor, Treblinka, Bergen-Belsen, sonnent souvent étrangement familièrement à nos oreilles, comme une litanie macabre dont il ne faudrait rien oublier, lévocation de quelques localités du Sud-Ouest, aux sonorités bien de chez nous -Rieucros, LeRécébédou, Noé, Montech, Caylus, St Fond de Caussade, Le Vernet, Rivesaltes, Le Barcarès, Argelés, St Cyprien, ...- névoque souvent que peu de choses pour la plupart des gens (ou tout au plus quelques souvenirs de villégiature). Si ces camps dinternement français nétaient pas des camps de concentration ou dextermination, ils en étaient souvent lantichambre et lon pouvait fort bien y mourir de froid, de malnutrition ou de dysenterie avant dêtre déporté enAllemagne. La mémoire collective a tendance à sélectionner les souvenirs, à transformer positivement le passé national. Les camps français sombreraient vite dans loubli, tellement leur existence dérange encore la représentation chimérique que beaucoup de Français se font de leur histoire récente. En ces jours de commémoration, il nest pas inutile de rappeler que linternement de masse na pas été le faitde la seule Allemagne nazie mais quil a été pratiqué par les gouvernements de la IIIème République finissante et par Vichy."