Une nouvelle mode ces derniers temps semble faire son retour, celle du "j'ai la belle vie, des petits soucis du quotidien sans plus, mais je dois me plaindre comme si j'étais le plus malheureux du monde, et j'assume qui plus est !".
Cela se vérifie d'ailleurs par l'incroyable évènement qui consiste à ce que ce soit les plus misérables qui se plaignent le moins. Ceux qui vivent dans des endroits difficiles, ceux qui parlent à leurs parents ou grands-parents, ceux qui ont voyagé et ont rencontré la réelle pauvreté ou ceux qui ouvrent les yeux tout simplement savent de quoi il en est.
On remarque d'ailleurs que les gens partis d'un milieu modeste et grimpant dans l'échelon sont pour la plupart - pas tous malheureusement - très modestes et très réalistes. Ils se rendent compte plus aisément de la valeur des choses et ont de plus une vision de la vie et des autres en général bien plus ouverte que la plupart des gens (même si je sais qu'il y a de nombreux exemples qui prouvent le contraire).
Il n'est ainsi pas rare, particulièrement dans les blogs d'ailleurs, de voir tout le monde se plaindre pour des broutilles. Preuve que tout va bien soit dit en passant. Mais cela semble plus fort qu'eux : ils doivent se plaindre ! Est-ce une maladie ?
Et moi, devant tout ça, une seule remarque me vient en tête : "mais boucle la !". (en version censurée bien sûr :-))
Évidemment, il peut arriver qu'on ait un coup de gueulante une fois comme ça, mais pas tous les trois jours !
Relativons bordel. Est-ce si difficile ?
On a tous nos soucis. Plus ou moins grands. Sauf que pour les résoudre, rien ne vaut l'action.
Gueuler - beugler plutôt - ça ne sert à rien...
PS : on pourrait croire que je me plains dans cet article, mais heu, non, c'est faux, même pas vrai d'abord, je ne fais pas ce qui est critiqué dans mon article :-)
Bon peut-être un peu quand même, encore que j'aime proposer des solutions quand je me plains, j'ai donc des circonstances atténuantes non ? (non, bon d'accord :-)
On peut ressortir certaines choses qu'on ne dit pas aux autres sans pour autant jouer la pièce des Misérables :-)Et un journal intime est intime, pas lu par des centaines de personnes par jour :-) (il n'est donc pas intime au sens propre, et d'ailleurs, dans un journal intime, à moins de se mentir à soi-même, on dit réellement ce que l'on pense et ce qui est... or dans beaucoup de blog, des mythos, y'en a pas mal ^^ ils enjolivent beaucoup de chose, à leur avantage évidemment... pas très réglo tout ça :-))Enfin c'est peut-être ça le côté journal "intime" en fin de compte. C'est limite de la thérapie en fait...Mais vous avez entièrement raison les filles, et je ne juge pas de la qualité d'ailleurs, mais de l'intérêt (nuance) voire plutôt de la mentalité... Puis le contraste, entre des blogs de personnes handicapées qui sentent la joie de vivre, et d'autres personnes sans réels soucis (à part psychologiques... ^^), qui sentent le suicide ou presque...C'est bon, y'a des limites...Je dis pas qu'il faut pas se plaindre (quand même, y'a de quoi se plaindre des fois :-)), mais bon, c'est à se demander si y'en a pas qui prennent pas des cachetons non stop... Presque inquiétant...
Je suis totalement d'accord avec Marjorie. beaucoup de blogs sont des journaux intimes, le but n'est pas d efaire de la littérature ou d'exposer des opinions engagées mais juste de faire ressortir certaines choses qu'on ne dit pas forcément en vrai parce qu'on ne veut pas que les gens le sachent ou qu'on ne veut pas les embêter avec ça (le malheur des autres est souvent difficile à porter) donc je ne pense pas qu'on puisse vraiment juger de la qualité d'un blog comme ça...<br />
Même si la personne choisit de détailler ses journées heures par heures c'est son choix et effectivement personne n'est forcé de le lire! :)
je pense que se plaindre par ecrit est un moyen de s'exterioriser sans saouler ses meilleurs potes au téléphone!!et puis, comme ca, lisent ceux qui le souhaitent!Mais tu as raison, les plus grandes souffrances sont muettes...Bises