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Actualités internationales, passions personnelles, coup de gueule, mangas, sports, tout ce qui m'intéresse en somme...

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La remise en question des médias.

Il y a de cela un peu plus de deux années - en février 2003 pour être précis - j'ai publié un article s'intitulant La télévision est-elle "sérieuse" ? (sur Televore.com et Libragora.net). Axée principalement sur la télévision, cette "critique" s'attaquait à la rigueur - ou plutôt la non rigueur - que le petit écran nous infligeait chaque jour. Deux ans après, il est amusant de non seulement remarquer que ma pseudo "diatribe douce" est encore d'actualité, si ce n'est plus qu'auparavant, mais surtout d'analyser certains évènements passés peu avant la rédaction de cet article, et surtout ceux arrivés a posteriori. Le voici en intégralité, pas forcément bien écrit et comportant quelques maladresses, mais le fond reste malgré tout encore pertinent, du moins c'est ce que je pense :

La télévision aime traiter de tous les sujets possibles existants sur Terre. Chacun d'entre nous a sa spécialité, que ce soit par notre éducation, notre travail ou nos passions. Ainsi, la télévision a forcément abordé l'une de vos disciplines préférées lors d'un reportage, et fatalement, vous aurez noté de grosses erreurs, au mieux quelques oublis ayant une grande importance quant à l'impression générale dudit reportage. Normalement, à moins que vous l'ayez trouvé parfait - chose dont je doute fortement - vous en serez écœuré, avec une impression de trahison de la part des personnes ayant sali votre passion, que ce soient les journalistes ou les cobayes/acteurs filmés lors de ce mensonge télévisuel. Après l'écœurement, c'est plus un sentiment de révolte quelquefois proche de la haine qui vous submergera. Malheureusement, cette énorme frustration en restera là et l'image générale de votre passion sera toujours écorchée et loin de la vérité.

Je mets au défi quiconque pouvant me dire : "ma passion est TOUJOURS bien traitée à la télévision". Certes, peut-être que certains sujets sont bien traités - et encore... - mais que tous les connaisseurs de sports, de mangas, d'histoire, de géographie, d'informatique, de jeux vidéo, de cinéma, de musique, de médecine, tous les globe-trotteurs, et j'en passe - liste non exhaustive - m'affirment qu'ils n'ont jamais surpris ne serait-ce que quelques bourdes journalistiques, bourdes rarement corrigées a posteriori d'ailleurs.

La télévision aime généraliser. Elle aime aussi "le pire de". Alors quand on prend le pire - l'extrême - de votre passion et quand ce cas quasi désespéré ou horrible est montré comme l'ensemble du sujet, ça fait la plupart du temps mal au cœur.

Mais venons en au véritable sujet de cet article. En se basant sur les faits cités ci-dessus, c'est à dire : quand on a un certain savoir dans une discipline donnée, on remarque toujours des erreurs. Conclusion, personnelle, mais cet article ne fait que soulever certaines questions : ces mêmes inexactitudes voire aberrations ne sont-elles pas présentes lors des sujets où nous ne sommes pas spécialistes, fautes que par conséquent l'on ne remarque donc pas ? En gros, la télévision ne raconterait-elle pas des conneries à longueur de journée sans que nous nous rendions compte, sauf dans nos spécialités ? Et ce jusqu'à créer des idées reçues nationales, voire des fautes de français par exemple.

On a ainsi eu les "nominés" au César, alors que le terme nomination existe bien, mais pas "nominés" - c'est "nommé". Il a fallu un nombre d'années hallucinant pour que cette bourde linguistique soit corrigée...

Personnellement, je généraliserais bien l'idée principale de cet article à tous les médias et même les professeurs - au fur et à mesure que mon âge s'est avancé, j'ai pu noter une forte croissance de coquilles professorales - mais comme nous sommes sur Télévore.com, limitons le sujet à la télévision. Il n'empêche, même des quotidiens et des hebdomadaires de "haut rang" méritent quelquefois des claques...

Grand amateur de sports et notamment de football, je ne compte plus les perles de notre chère boîte à images. Et ce même jusqu'aux émissions spécialisées ! Cependant le sport est tout de même fortement traité, donc il ne s'agit d'ici que de quelques erreurs, même si certaines réflexions aux JT de 20H à propos de l'équipe de France de Football en Asie pouvait faire pleurer, mais pas de rire... Mais d'autres sujets sont beaucoup moins traités, et c'est là que le bât blesse.

Prenons l'exemple de l'informatique, d'internet et des jeux vidéo. Si vous lisez cet article, vous êtes censés être un minimum concernés. Dans 99% des cas, quand ce domaine - pourtant commun à des centaines de millions de personnes dans le monde - est traité, c'est pour dénoncer ses dérives et la plupart du temps laisser derrière le reportage des préjugés totalement faux. Pire, être passionné devient presque une honte, une maladie voire un crime ! Ce n'est pas TF1 qui dira que l'abus de BigDil est nuisible pour la santé. Mais il est vrai que le temps passé sur un ordinateur signifie moins de temps passé devant la télévision...

Mais qu'en est-il des sujets que nous ne connaissons pas et des maladresses et autres quiproquos que nous n'apercevons jamais ? Pour s'en aviser, il faudrait à chaque diffusion d'un reportage s'informer auprès d'experts qui n'ont pas la langue de bois, qui ne sont pas démagogues et qui ne prônent pas constamment le politiquement correct... Il n'est cependant pas aisé de connaître le Kasparov de tout ce qui est abordé à la télévision. Mais internet est vaste et avoir des contacts de tous genres est tout de même plus aisé sur le net que dans la rue.

Un forum pourrait être une solution, cependant tous les forums sont spécialisés dans leur domaine. Un forum multi-culturels, polytechnique, polythéiste, ouvert à une flopée de passions aussi variées que complexes est presque une utopie. Ce serait pourtant la solution la plus simple et rapide à mettre en place, car je vois mal des journalistes spécialisés publier des articles contestant leurs confrères, une sorte de "Arrêt sur image" géant, général et constant...

Conclusion : La télévision est le loisir préféré des français. C'est par conséquent le média qui a le plus d'impact sur la population, notamment les plus jeunes, surtout quand leurs parents ne jouent pas leur rôle.... Malheureusement, c'est aussi le média le moins professionnel, le moins rigoureux et donc le plus généraliste et le plus enclin à faire des amalgames. De ce fait, nous sommes plus qu'en droit de nous demander si nous ne sommes pas trompés à longueur de journée. Tout vérifier serait un véritable casse tête. Une remise en question des journalistes ne s'imposerait-elle pas alors ?

Analyse a posteriori : deux mois auparavant, un certain Abderazak Besseghir faisait la Une de tous les journaux (TV, papier et radio). Cet homme, rappelez vous, était - ou est encore - un bagagiste de l'aéroport Roissy. Accusé de terrorisme, on découvrit bien longtemps après qu'il était totalement innocent. Evidemment, la couverture médiatique entre "le bagagiste terroriste" et le "bagagiste dupé par sa belle famille" fut diamétralement opposée, la première étant comme vous l'aurez deviné bien plus forte que la seconde. Plus d'information sur ce sujet.

Mais c'est surtout un an et demi après, au cours de l'été 2004, que mon article prend tout son sens, si on l'élargit à toute la presse dans son ensemble, si on se fixe uniquement sur le journalisme, tout en gardant le titre de l'article en tête, et notamment sa fin, c'est à dire sur son sérieux.

A partir du 11 juillet 2004, et ce durant des jours, les journalistes ont perdu le peu de crédibilité qu'il leur restait à mes yeux. En effet, je veux évidemment parler de la fameuse affaire du RER D, où Marie-L (ou Marie-Léonie... en vérité Marie-Noëlle Leblanc), une mythomane, avait inventé un scénario "abracadabrantesque" à propos de son agression.

Si vous voulez en savoir plus sur ce "simulacre journalistique", je vous conseille deux liens intéressants :

- Dossier de PLPL (Pour Lire Pas Lu) : retranscription des mensonges des journalistes, et commentaires à la clé. Attention, l'auteur y va de son point de vue - qui ne vous paraîtra pas forcément juste - cependant cela n'enlève rien au dossier particulièrement complet.
- Liens vers 17 articles d'Acrimed sur le sujet : 2 mois d'articles (de juillet à septembre 2004) analysant l'affaire, des (non) faits en eux-mêmes, en passant par les (pseudo) mea culpa, appelés Média culpa, les auteurs d'Action-Critique-Médias semble avoir été plutot motivés par cette affaire...

Pour finir mon article, je concluerais avec la fameuse déclaration du PDG (Président Directeur Général) de la première chaine de France, TF1, elle aussi publiée - dans le livre "Les dirigeants face au changement" (Editions du Huitième jour) - a posteriori de mon article. Merci Patrick de confirmer les idioties qui passent dans mon cerveau (disponible :-) :

" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. "
Source.

Sources de certaines photos et images de cet article :

- Grioo.com : l'info prend forme.
- Artographiko.

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N
Oui :D<br /> <br /> Mais c'est dur :-)
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V
Sacré Nil, tu essaies d'oublier Paris à travers cet échappatoire ? ;-)
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N
Ceux qui les auraient accusé de minimiser l'affaire n'auaient été que des imbéciles.<br /> <br /> Quand on ne sait pas, on utilise le conditionnel...<br /> <br /> Et que dire des fausses interviews de TF1 ?
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R
Si il aurait utiliser le conditionnel dans l'affaire du Rer D on les aurait accuse de minimiser les violence antisémites, de mépriser la parole de la victime. C’est facile de juger a posteriori Quoi qu'il fasse on les critiquera. Cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas faire mieux, bien sur.
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N
Utiliser l'afirmatif au lieu du conditionnel, c'est critiquable.<br /> <br /> Ne pas se remettre en question, c'est critiquable.<br /> <br /> Ne pas avoir un sens critique (franchement, l'affaire du RER D puait à 150 kilomètres), c'est critiquable.<br /> <br /> On aurait pu parler de l'affaire Outreau... (pas sûr de l'orthographe).<br /> <br /> Tout ce que je demande, c'est juste que les journalistes fassent leur boulot, avec un minimum de déontologie et d'investigation.<br /> <br /> Franchement, utiliser le conditionnel et "douter" des infos qui tombent, est-ce trop demander ?<br /> <br /> Personnellement, l'affaire du RER D me reste en travers de la gorge.<br /> <br /> Les journalistes ont perdu tout crédibilité à mes yeux. Je n'achèterais plus jamais aucun journal et je ne regarderais plus jamais les 20h.<br /> <br /> Je me contenterais d'un peu de radio, et je regrouperais un maximum d'articles sur le web, histoire de voir ce qui coincide ou non comme infos.<br /> <br /> Certains auraient déjà du démissionner depuis longtemps...<br /> <br /> Heureusement, le ridicule ne tue pas.
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