Tout le monde connait les nombreux tomes du Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings) écrit par John Ronald Reuel Tolkien, ou encore les oeuvres de science-fiction du génial Philip K.Dick (mort peu de temps avant Herbert d'ailleurs...). Pourtant, personnellement bien sûr, je trouve que la série de Dune est supérieure aux deux monstres cités précédement. Si vous ne connaissez pas cette saga de 7 (ou 6) tomes, en voici une présentation succincte.
Frank Patrick Herbert est né le 8 octobre 1920 et a perdu la vie le 11 février 1986. Pour l'anectocte, Philip K. Dick est mort quatre ans plus tôt, le 2 mars 1982. Quelle époque ! Né aux USA (Washington), il a écrit une bonne vingtaine d'oeuvres majeures, dont bien entendu la série des Dune. Son fils, Brian Herbert, tenta d'ailleurs de reprendre avec plus ou moins de réussite l'oeuvre de son père...
On décrit souvent la saga de Dune comme série écologique de science-fiction. C'est bien évidemment ultra réducteur. J'ai même du mal à comprendre comment l'écologie a pu entrer dans la tête des gens, tellement cela me semble secondaire... peut-être qu'à l'époque le concept de sauvegarde de l'eau était "révolutionnaire" ou encore les études écolo de Monsieur Herbert ont-elles joué dans cette description. Mais fermons la parenthèse et rentrons dans le sujet.
Si j'ai voulu faire un article sur Dune, c'est pour ses incroyables qualités :
- extrêmement bien rédigé, d'un niveau littéraire excellent, surtout les derniers tomes. - un scénario (voire des scénarii) tout bonnement hors norme(s). - une dimension philosophique fantastique, notamment à partir du Messie de Dune. - des personnages profonds et très fouillés, principalement Paul Atréides (Muad'Dib) et son fils Leto. - l'aspect psychologique des personnages très poussé, rendant certains choix (celui de Jessica par exemple) capital dans l'histoire. - l'importance du pouvoir et de la politique, utilisés à leurs paroxysmes avec Leto. - la notion de "Dieu" est assez spécifique à la saga. - l'évolution des êtres humains et de leurs capacités n'est pas banale... - ce n'est pas une oeuvre de science-fiction classique avec les technologies d'aujourd'hui améliorées. Ici, c'est d'un autre niveau...
Voici la saga de base, sans les à côtés :
1. Dune (1) : 340 pages 2. Dune (2) : 350 pages + 49 pages d'appendices et de lexique 3. Le messie de Dune (Dune Messiah) : 256 pages + encore des appendices 4. Les enfants de Dune (The Children of Dune) : 530 pages 5. L'Empereur-Dieu de Dune (God Emperor of Dune) : 592 pages 6. Les hérétiques de Dune (Heretics of Dune) : 485 pages 7. La maison des mères (Chapterhouse, Dune) : 646 pages + 5 pages de Frank Herbet au sujet de sa défunte femme, et 6 pages de Gérard Klein rédigé quelques jours après la mort de Frank Herbert
Total (sans les apprendices ) : 3199 pages. Un "peu" de (très bonne) lecture en somme...
Comme vous pouvez le voir, les trois premiers livres n'ont pas vraiment la même tête que les autres. C'est normal, je les ai acheté d'occasion, alors que les quatre derniers sont neufs. Les pages des versions actuelles concernant les trois "vieux" livres sont donc certainement différentes. Les deux premiers tomes sont ceux qui ont inspiré David Lynch (ou plutôt Alan Smithee) pour son film Dune en 1984, ou encore Cryo pour son jeu vidéo en 1993. La série se base évidemment elle aussi sur ces deux là. Je ne vais pas vous proposer un résumé de cette saga. Si vous voulez en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous. Par contre, avant de finir, juste un mot sur la traduction. Jusqu'au 4ème tome, Michel Demuth s'en est occupé. Les 3 autres sont de Guy Abadia. Je ne sais pas si c'est Frank Herbert qui a progressé, ou si les traducteurs sont en cause, mais il me semble que le travail de Monsieur Abadia est largement supérieur à son prédécesseur. A moins que ce ne soit qu'une impression... (si quelqu'un pouvait confirmer !)
Frank Herbert n'a pas écrit que Dune ! Ne l'oubliez pas ! Je vous conseil fortement de cliquer sur le dernier lien, comportant énormément d'informations sur cet auteur génial, et présentant tous ses livres et même ceux qui l'ont inspiré. Vous pourrez ainsi découvrir d'autres auteurs de grand talent.
Une oeuvre majeure, si ce n'est l'oeuvre majeure de la science-fiction. Amateur depuis de très nombreuses années de ce genre littéraire, je n'ai jamais trouvé pour ma part une saga aussi riche et intelligente que celle de Dune. La profondeur des personnages, la complexité des trames scénaristiques, la puissante évocation des rouages politiques et dogmatiques, le foisonnement de descriptions, tout concours ici à élevé la saga au rang de chef d'oeuvre. Une saga que je me plais a relire dans son intégralité une fois tous les deux ou trois ans et toujours avec le même plaisir.
Bien sûr, je me rends compte qu'on ne peut désormais pas échapper à cette nouvelle tendance.... dans le langage courant, soit, j'abandonne ; mais je pense que dans le langage écrit on se doit de parler Français. Je veux bien que certains mots soit pris de l'Anglais, comme opera est pris de l'Italien (exemple : parking, pour faire la différence avec garage) mais de là à prendre des mots anglais pour remplacer les mots français, je dis non. (Exemple : pour leader, on trouve facilement dirigeant, meneur, chef, patron, maître, suzerain, etc. et pour terraforming, le mot terraformation que Demuth avait employé au début reste tout à fait aproprié, reste à savoir pour quoi il l'a " anglicisé " au deuxième tome...)Quant au jargon qui impose des mots étrangers soit ; mais encore une fois, dans un livre, on est pas forcé d'utiliser les mots du jargon spécifique...
Je commente vite fait vu que je passe par là.Concernant les anglicismes, entre leader et challenge, qui sont quand même loin d'être des mots barbares, et terraforming, qui là est quand même loin du français il est vrai :-)Design bon... quand on bosse dans l'informatique (graphisme, jeux vidéo, site web), difficile de passer à côté d'un tel mot, c'est le jargon qui le veut .
Bonjour à tous <br />
Voici mon petit mot à dire sur l’excellentissime univers de Dune.<br />
En fait, je n’ai pas grand-chose à ajouter à la description qui en a été faite. Je suis entièrement d’accord avec tous les points évoqués. <br />
Je suis un passionné de Fantasy (y compris Jeux de Rôles etc.), et mon œuvre préférée était naturellement le Seigneur des Anneaux… Jusqu’à ce que je découvre Dune. <br />
C’est l’univers le plus complet, le plus vivant, le plus réaliste, le plus émouvant que j’ai jamais rencontré ; et il m’a laissé une impression tellement puissante par sa complexité, son intellect et sa grâce que c’est probablement le seul que je rencontrerai jamais (même si je n’ai pas lu beaucoup par rapport à tout ce qu’il y a à lire, rien qu’en SF-F ).<br />
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Je ne m’étendrai pas plus ici sur sa qualité qui n’est, je pense, que trop subjective. <br />
Je tenais par contre à parler de la traduction, puisqu’il en est question dans les dernières lignes de l’article. <br />
Je ne me souviens pas de grandes différences de traductions (d’une part parce que je n’ai pas lu les œuvres d’origine ; d’autre part parce que je ne les ai lues qu’une seule fois) entre les premiers tomes, donc peut-être que l’amélioration dans les derniers est due au traducteur ; mais ce qui est certain, c’est que le niveau de l’intrigue et des personnages (entre autres) augmente considérablement, en complexité (psychologique, politique) comme en beauté littéraire (ironie, humour noir).<br />
Par contre, la traduction de Michel Demuth est répréhensible des tomes écrits par Brian Herbert, Avant Dune. <br />
J’ai été déçu par son travail : j’étais impatient de me plonger à nouveau dans cet univers, et, bien que je ne sois pas capable de le critiquer sur le style proprement dit (excepté peut-être quelques répétitions, ce genre de choses), je lui adresse mes indignations les plus venimeuses, en regard à ce qu’il a fait à cette œuvre merveilleuse (bien sûr, je m’emporte…).<br />
En effet, je l’ai vu succomber à la dernière mode qui est à l’Anglicisme, et c’est ainsi que dans un texte aussi pur, on retrouve des mots abjects à l’oreille, tels que : leader, leadership, tarraforming, design, challenge, …<br />
Ces mots, ô combien exécrables dans le langage courant, ô combien vils et répugnants ne sont-ils pas dans le langage de l’écriture ? Une œuvre telle que Dune, ne mérite-t-elle pas mieux que cette souillure impitoyable ?<br />
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Je tenais donc à obtenir le moyen de le joindre en cherchant par Internet quand je suis tombé sur cet article, et lorsque je l’ai lu, je me suis senti obligé de le commenter.<br />
Beaucoup de mots pour pas grand-chose, en somme mais merci de m’avoir lu jusqu’au bout.<br />
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Tyrannoeil
pas encore lu, mais il traine quelquepart chez mes parents, il faudra que je le récupère!<br />
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Quant à 'la conjuration des imbéciles' cité plus haut, je suppose qu'il n'y en a qu'un avec un titre pareil, il est de John Kennedy Toole, est une perle d'humour nihiliste (sisi, ça existe) et est tout sauf de la SF :) Ce qui me fait penser qu'il doit y avoir un autre bouquin avec ce même titre :)