A la Saint Fernand, on se pose des questions sur l'Iran...
Comme tout le monde le sait (non ?) les Iraniens ont voté majoritairement vendredi dernier pour leur nouveau président : Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier, lors de sa première conférence de presse, a tenté de calmer les esprits. Les Européens et les Etats-Uniens - je préfère cette expression aux Américains, pour moi peuple d'Amérique et non des USA - avaient en effet émit des doutes sur le futur de l'Iran et des volontés du nouveau gouvernement.
"Il n'y aura pas de place pour l'extrémisme (...) notre gouvernement est celui de l'amitié et de la compassion, de la justice et de l'honnêteté, au service du peuple... quelles que soient les opinions de chacun. Notre pays doit atteindre les sommets du développement et, à cette fin, je serre la main avec chaleur à toutes les élites et à tous les Iraniens et j'invite tout le monde à la gentillesse, à l'affection à la solidarité".
Après un tel discours si peu crédible (sic!), le nouveau chef de l'Iran a précisé qu'il discuterait bien avec les Européens au sujet du nucléaire. Par contre son point de vue concernant les USA semble différent, n'en faisant pas du tout une priorité, bien au contraire. Il a d'ailleurs confirmé qu'il ne souhaiterait pas avoir de liaison avec les pays montrant une certaine animosité envers son pays. Voilà qui est clair...
A propos du nucléaire civil, l'Iran continuera son programme, car selon Mahmoud Ahmadinejad, un tel programme est indispensable "pour l'énergie, la médecine, l'agriculture et notre progrès scientifique. Nous continuerons d'insister sur le droit de la nation iranienne à utiliser l'énergie nucléaire". La France pourrait difficilement contredire l'Iran sur ce point.
L'utilisation de l'uranium reste malgré tout sur toutes les lèvres, autant parmi les pays européens que les Etats-Unis.
Une histoire loin d'être finie...